Le foudre…

 La légende de la foudre sur l’île d’Oléron est dédiée à Madame Antonine P.

Bout à conte, conte à contre, veux-tu que je te raconte, un conte ?
Alors… Contre à contre, je te raconte…

Cette histoire du temps d’avant... ne commence pas par « il était une fois » comme à l’accoutumée
En ces temps trés reculés, il y a si longtemps que la mémoire collective usée par le temps en est presque effacée, l’île d’Oléron était déjà surnommée « île lumineuse ». A l’époque, son climat était encore plus clément. Et l’île devenait à partir de la floraison du mimosas jusqu’au premier froid de novembre un immense jardin aux milles senteurs.
Dans ses marais, les sauniers récoltaient le sel ; un sel si pur, si blanc,  que la réputation de sa fleur de sel fut renommée jusqu’aux confins des pays scandinaves. C’est ainsi que quelques familles de gnomes émigrèrent sur l’île d’Oléron…
Mais ceci est une autre histoire. (Le phare au milieu des terres)
Les habitants de l’île étaient des cultivateurs, des vignerons, des sauniers. Il y avait quelques pécheurs et des pécheurs à pied (ceux de la Grand-cote des écluses à poissons et ceux du coureau (précurseurs de l’ostréiculture).

Bout à conte, conte à contre, veux-tu que la suite je te raconte ?
Alors… écoute !  Contre à contre, je te raconte…

L’île était préservée des gros orages dévastateurs et de la foudre. Les habitants ne connaissaient la foudre que par ouïe dire ou pour l’avoir vue tomber sur le continent ou en mer pour certain d’entre eux.  Mais un jour, ce qui devait arriver arriva : l’orage et la foudre firent leur retour sur l’île. Pour avoir oublier de se transmettre de génération en génération toutes les explications de ce savoir faire de conservation du poisson séché au soleil au sommet d’un mât. Au cours des siècles, il ne fut retenu comme explication que les mouches ne volaient pas jusqu’à cette hauteur, et donc ne pouvaient aller pondre leurs œufs sur les poissons. Mais il aurait été utile de retenir que le seul poisson à ne pas mettre au sommet de la perche est le tremble (poisson torpille) car il attire la foudre.

Bout à conte, conte à contre, veux-tu que la suite je te raconte ?
Alors… écoute !  Contre à contre, je te raconte…

Et c’est ce qui est arrivé dans cette ferme de la Laudière quand ils ont mis un tremble à sécher que pour la première fois  que la foudre est tombée. Et depuis il n’est pas rare lors des orages de voir la foudre se manifester avec toute son intensité. Cette histoire ma été confirmé par un vieux cul salé de la cotinière avec ce détail : c’est la foudre qui tombe en mer qui recharge les batteries électriques du tremble.
Mais pourquoi l’île avait été pendant des siècles épargnée des orages et de la foudre ? Cette question reste sans réponse. Mais je ne désespère pas de vous l’apprendre un jour.

Promis bout à conte, contre à contre, je vous raconterais la suite de ce conte.

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